« Peu importent les canaux par lesquels arrive l’argent. Il faut bien avoir la possibilité de le verser, les avances seront faites. A l’arrivée les pollueurs seront les payeurs, mais en attendant la solidarité jouera pleinement », a soutenu Didier Guillaume a propos de l’indemnisation des agriculteurs contraints de stopper la commercialisation de leur production faisant suite l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen.

Cellule de crise

Le député de la Seine-Maritime, Sébastien Jumel (Parti communiste), a interpellé le ministre de l’Agriculture sur l’urgence de la situation de certains agriculteurs, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale le 9 octobre 2019. « Des mesures très précises ont déjà été prises, nous avons mis en place une cellule de crise, qui s’est réunie hier, avec l’ensemble de la profession agricole », a indiqué le ministre.

Le 8 octobre, la préfecture de la Seine-Maritime annonçait dans un communiqué la mise en place d’une cellule départementale de crise agricole. Elle regroupe les représentants des organisations professionnelles agricoles, les établissements bancaires, d’assurance et de gestion, des structures d’appui aux exploitations, les collectivités territoriales, ainsi que des administrations comme la DDTM.

« Pour le lait, les choses sont réglées, les avances sont faites et aucun agriculteur ne sera sur le bord du chemin. Les agriculteurs sont les victimes et ils ne doivent pas sortir un seul centime », a insisté le ministre, évoquant le maintien des payes de lait de septembre promis par le Cniel (interprofession laitière), le 4 octobre. « Pour les maraîchers et les arboriculteurs, les choses sont en train d’avancer », a poursuivi le ministre.

Début des indemnisations promis la semaine prochaine

Les organisations professionnelles agricoles doivent être reçues au ministère de l’Agriculture, le jeudi 10 octobre pour faire un point sur la situation. Le ministre a promis que les « indemnisations arriveront à la fin de la semaine ou la semaine prochaine » pour toutes les productions.

Un objectif qui paraît difficile à tenir, tant que la mise sur le marché des denrées agricoles est toujours bloquée et qu’il reste donc difficile d’estimer la totalité des pertes de productions qu’on subit les agriculteurs.

Marie Salset