Si le Cniel (interprofession laitière) a promis un maintien de la paye de lait de septembre pour les éleveurs laitiers, les producteurs de fruits et légumes, de betteraves, de pommes de terre, ceux qui commercialisent en vente directe… n’ont reçu aucun soutien de trésorerie. Les banques et la Région Normandie ont annoncé la mise en place de mesures spécifiques qui concernent tous les agriculteurs de la zone.

Prêt de trésorerie

Le Crédit Agricole Normandie Seine met en place « un dispositif particulier pour aider ses clients dans l’attente du versement des avances d’indemnisation ». La banque propose, à partir du 15 octobre, un prêt de trésorerie. Les intérêts et les frais de dossier seront pris en charge par la caisse régionale, l’assurance emprunteur restant à la charge de l’exploitant. Les conditions de garantie seront adaptées « pour faciliter les démarches des agriculteurs ». La banque indique que « seul un engagement de remboursement de l’avance à la perception de l’indemnisation par l’État » sera demandé.

De son côté, la Banque populaire indique que ses collaborateurs sont déjà en relation avec les clients concernés et à l’écoute de leurs besoins. Si tel n’est pas le cas, elle invite les agriculteurs à prendre contact rapidement avec leur conseiller qui tiendra compte de la situation exceptionnelle dans laquelle ils se trouvent.

5 millions d’euros de la région

La Région Normandie a annoncé, le 14 octobre, la mise en place d’un dispositif exceptionnel d’aides pour les agriculteurs normands concernés par les mesures de restrictions de commercialisation. À partir du 15 octobre et ce jusqu’au 29 novembre, les exploitants pourront demander « une avance remboursable plafonnée à 10 000 € par exploitation ».

« La Région Normandie a décidé de débloquer 5 millions d’euros sous la forme d’avances afin que les agriculteurs impactés puissent bénéficier d’un soutien de trésorerie si les crédits de l’État tardent à venir », a déclaré Hervé Morin, président de la Région.

Marie Salset