La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert a estimé, le 24 octobre 2019, qu’il revenait au groupe chimique Lubrizol d’indemniser les agriculteurs pour leurs pertes, dues à l’incendie de l’usine de Rouen, fin septembre.

« C’est à l’entreprise de payer, ou à son assurance, ce n’est absolument pas à l’État ou aux agriculteurs », a déclaré Christiane Lambert, sur LCP-Public Sénat, en référence aux indemnisations promises aux agriculteurs.

L’État comme caution

Plusieurs réunions ont eu lieu au ministère de l’Agriculture pour la mise en place d’un fonds d’indemnisation. L’évaluation des dégâts est en cours, notamment les pertes liées à l’interdiction de vendre fruits, légumes et lait pour les agriculteurs de la zone touchée par les restrictions.

« Nous souhaitons que l’État arrive comme caution et garant pour que la parole (de Lubrizol) soit tenue et qu’il puisse nous aider à négocier », a ajouté Christiane Lambert qui « ne se prononce pas » sur le montant de 50 millions d’euros évoqué lors des réunions et espère une adaptation « au jour le jour » en fonction de l’évaluation des pertes.

Un lent processus d’indemnisation

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume avait promis une indemnisation sous dix jours. Pour l’instant les agriculteurs n’ont pas reçu d’argent selon Christiane Lambert, qui est loin d’être surprise.

« On s’en doutait, on sait comment cela se passe », a-t-elle dit, en référence au processus lent d’évaluation des pertes. En tout, 3 000 agriculteurs sont concernés par les conséquences de l’incendie de l’usine Lubrizol, classée Seveso, le 26 septembre, selon Didier Guillaume.

AFP