Avec des résultats «en deçà de la moyenne des dix dernières années», Patrice Gollier, directeur général du groupe In Vivo, a qualifié l'exercice 2006-2007, d'exercice de transition lors d'une présentation à la presse du rapport d'activité annuel, vendredi 18 janvier.

Le coût des restructurations ou les investissements, et donc les charges à caractère exceptionnel, dans les métiers de l'alimentation animale, la santé végétale et le commerce international des grains ont pesé lourd.

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe s'élève à 3,6 milliards d'euros, en progression de 28% , grâce surtout à l'augmentation des volumes de céréales et d'oléoprotéagineux commercialisés par l'union de coopératives et à la hausse des cours. Par contre, le résultat net s'établit à 3, 6 millions d'euros contre 15,2 en 2005-2006.

Marqué par l'acquisition d'Evialis et par la baisse du marché français, le secteur de l'alimentation animale fait l'objet d'un plan d'adaptation lié à ses surcapacités industrielles. Concernant le commerce international des grain, «l'activité a été perturbée par les nouvelles conditions du marché devenu très volatile», a expliqué Patrice Gollier. A 1,7 milliard d'euros, le chiffre d'affaires dans ce domaine a néanmoins fait un bond de 78%.

Pour Michel Fosseprez, président d'In Vivo, «cette situation incite à franchir une étape dans la politique d'engagement des coopératives et de leurs adhérents pour la livraison de volumes suffisants. Face à des comportements opportunistes, la coopération doit avoir une stratégie d'offre claire».

En agrofourniture, activité majeure qui représente 31% du chiffre d'affaires du groupe, In Vivo veut aussi renforcer l'engagement des coopératives dans le réseau pour l'achat et la négociation des phytos, engrais ou agro-équipements. Dans le secteur de la santé végétale, les achats réalisés dans le cadre de ce partenariat représentent déjà 75% du chiffre d'affaires du groupe.

E.M.