25 %C’est l’augmentation du nombre d’immatriculations de tracteurs standards entre 2018 et 2019 en France.

Ni la flambée des prix des matériels dénoncée par les concessionnaires, ni les perspectives plutôt sombres dans les secteurs de la betterave et de certaines productions animales n’auront eu raison du marché du tracteur neuf, qui clôture l’année 2019 avec 26 200 immatriculations, en hausse de 25 % par rapport à 2018. Ces résultats concernent les tracteurs dits standards, c’est-à-dire les modèles de plus de 60 ch, hors viticoles et fruitiers.

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Tous les départements concernés par la hausse

Tous les bassins de production enregistrent des ventes records et une forte progression. La Manche arrive en tête avec 780 tracteurs, suivie par le Pas-de-Calais et ses 727 unités. L’Ille-et-Vilaine complète le podium avec 628 immatriculations. Les places d’honneur vont à deux autres départements bretons, les Côtes-d’Armor (618) et le Finistère (608).

Les régions céréalières s’en sortent très bien aussi, avec par exemple une hausse de 47,8 % par rapport à 2018 dans la Somme, qui a immatriculé 500 tracteurs neufs. L’Eure et Loir (+85,2 %), le Loiret (+7,7 %) et la Marne (+18.5 %) ont également enregistré une nette reprise des affaires.

Sur les marchés réalisant plus de 100 unités annuelles, seule la Creuse (–9,8 %), l’Orne (–3,2 %), la Savoie (–1,7 %) et le Lot (–0,6 %) ont enregistré une performance en retrait par rapport à 2018.

Une exception européenne

Alors que la plupart des marchés européens ont repris des couleurs, les progressions ne sont que de 2 à 5 %. La France fait figure d’Ovni avec ses 25 % de progression, que les concessionnaires comme les constructeurs peinent à expliquer.

Agrandissement de structures, bonne tenue des prix du porc, obsolescence des matériels après plusieurs années sans investissement ou encore défiscalisation, les raisons d’acheter un tracteur neuf sont nombreuses et diffèrent selon les bassins de production.

Corinne Le Gall