« Dans la perspective des prochaines migrations d’oiseaux sauvages à l’automne », les mesures de biosécurité renforcées, actées cet été par la filière et les pouvoirs publics (arrêté du 10 juillet 2017), sont entrées en vigueur au 1er septembre. Cet arrêté complète les dispositions de l’arrêté du 8 février 2016 sur les mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs » afin de tenir compte de l’expérience acquise lors de l’épisode d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 survenu en 2016-17 ».

Parmi les nouvelles mesures, figurent les mesures suivantes :

  • faire valider les chartes, cahiers des charges et guides de bonnes pratiques par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ;
  • tenir compte de la proximité des basses-cours ou d’autres oiseaux captifs pour la rédaction de leur plan de biosécurité ;
  • détailler pour les volailles reproductrices et partager leur plan de biosécurité avec les unités de production en aval afin d’éviter un risque de diffusion d’une contamination ;
  • mettre en place un plan de biosécurité pour les volailles détenues en animaleries qui détiennent des unités de production ;
  • effectuer des dépistages virologiques au minimum une fois par an entre mars et juillet, pour les élevages de palmipèdes reproducteurs ou futurs reproducteurs. Idem, avant tout transfert d’un lot de mâles reproducteurs ou de femelles reproductrices ;
  • effectuer des dépistages sérologiques, si le risque IA est modéré ou élevé, avant tout transfert de palmipèdes ayant été élevés en plein air ;
  • réaliser dans les anciens foyers, un dépistage virologique sur les oiseaux, 21 jours après la mise en place et pour chaque unité de reproduction ;
  • signaler le plan de circulation dans les élevages aux véhicules ;
  • décontaminer à l’entrée et à la sortie, les roues, les bas de caisse et le hayon ;
  • entretenir les parcours en plein air pour éviter leur contamination ;
  • installer un toit sur les mangeoires et les abreuvoirs des palmipèdes, qui pourront être nettoyés et désinfectés sur place ;
  • mettre en place un vide sanitaire de 14 jours pour les élevages en bâtiment et de 42 jours pour ceux en plein air ;
  • assainir avant épandage le lisier, les fientes et le fumier ; cet assainissement naturel nécessite 60 jours pour le lisier et les fientes sèches et 42 jours pour le fumier mis en tas et exposé à sa propre chaleur. Pour les palmipèdes, l’assainissement naturel s’effectue sur l’exploitation d’origine.

« Afin de prévenir le retour d’un nouvel épisode d’influenza aviaire dans le sud-ouest de la France, les acteurs concernés doivent s’engager à respecter strictement des mesures de biosécurité renforcée dans leurs élevages, insiste le ministère. Cette mobilisation pour être efficace doit être collective. »