Dans un communiqué paru jeudi, Orama « prend acte » du plan de soutien gouvernemental aux grandes cultures présenté le 27 juillet 2016 en conseil des ministres.

« Outre qu’elle manifeste une prise de conscience de l’ampleur de la crise, cette communication confirme diverses mesures déjà prises et fait part d’un certain nombre d’intentions d’agir qui seraient concrétisées par la présentation d’un plan de soutien aux grandes cultures au début d’octobre », détaille le syndicat des grandes cultures, qui regroupe l’AGPB (producteurs de blé), l’AGPM (producteurs de maïs) et la Fop (producteurs d’oléoprotéagineux).

Orama estime que cela « correspond en grande partie dans l’esprit aux propositions » qu’il a présentées au ministre de l’Agriculture le 26 juillet dans le cadre de son propre « Plan d’urgence Grandes cultures 2016 ». Mais selon le syndicat agricole, il y faut plus de dynamisme pour aboutir plus vite à plus de concret. « C’est bien avant le début du mois d’octobre que devra être prêt le plan de soutien gouvernemental afin de lancer le nouveau cycle de production dans de bonnes conditions. »

Paiement redistributif

Et pour les producteurs de grandes cultures, ce que doit prendre le ministre de l’Agriculture comme décision encore plus rapidement, c’est de « renoncer à augmenter comme prévu, au détriment des producteurs de grandes cultures, la part des aides de la Pac consacrées aux aides supplémentaires (« paiements redistributifs ») sur les premiers hectares de chaque exploitation. » Pour Orama, une telle décision serait « tout à fait cohérente avec sa volonté de mise en place d’un plan de soutien ».

Le taux de prélèvement est de 10 % pour la campagne de 2016-2017. Pour 2017-2018, Orama demande qu’il soit redescendu à 5 % et non pas « passer à 15 % comme notifié précédemment à Bruxelles, sous peine d’ajouter au désarroi des producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux », juge Orama.

La nouvelle notification doit intervenir auprès de la Commission européenne avant le 31 juillet.

I.E.