Dans un communiqué du 18 février 2016, le syndicat des producteurs de grandes cultures juge que « les décisions annoncées par le Premier ministre sont une première réponse aux questions qu’Orama pose avec insistance au gouvernement depuis plusieurs semaines ».

« La baisse de 10 points des cotisations sociales des exploitants, soit une diminution d’un quart, est une décision d’une portée appréciable pour l’amélioration de la compétitivité des producteurs de céréales et

d’oléoprotéagineux face à leurs concurrents européens, ses effets devant se poursuivre à l’avenir », estime Orama. Le syndicat espère qu’avec « l’année blanche dont ils vont pouvoir bénéficier aussi sur ces cotisations, ceux-ci voient enfin reconnues les difficultés qu’ils traversent depuis trois campagnes. »

Orama se félicite aussi, s’agissant de l’excès de normes, que la structure opérationnelle de pilotage Etat-Profession soit enfin mise en place. « Elle a pour vocation d’empêcher à l’avenir toute surtransposition nationale et de trouver des solutions pragmatiques pour résorber celles qui existent actuellement », précise le communiqué.

Quant au « très contestable » plan Ecophyto 2, l’organisation syndicale se réjouit de « la prise en compte des nouveaux indicateurs proposés par Orama, mesurant les efforts accomplis par les exploitants. C’est une « avancée notable, mais beaucoup demeure à faire pour sortir de l’approche punitive initiale », juge le syndicat.

« Il reste pour les producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux à obtenir l’assurance d’un arrêt de tout

nouveau prélèvement redistributif sur les aides Pac [...] et à obtenir aussi un véritable plan en faveur des protéines végétales permettant de conforter les liens entre cultures et élevage », poursuit Orama.

« Face à la situation préoccupante des producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux, les annonces faites par le Premier ministre sont un premier pas. Elles sont le résultat de l’action conduite par l’AGPB, l’AGPM et la Fop aux côtés de la FNSEA. Nous veillerons à ce qu’elles apportent de véritables marges de compétitivité aux producteurs et un allègement indispensable des normes, devenues insupportables », a déclaré Philippe Pinta, président d’Orama.

I.E.