L'Association générale des producteurs de blé (AGPB) s'est dite préoccupée par les évolutions inverses des charges et du prix des céréales actuellement en France. Ses représentants se sont exprimés à ce sujet au cours d'une conférence de presse le 17 septembre 2013 à Paris.

Ainsi, selon Philippe Pinta, président de l'AGPB, « en 2013 les producteurs de grandes cultures pourraient voir leur revenu brut baisser des deux tiers par rapport à 2012, sur les niveaux de prix actuels des céréales ».

D'après lui, les charges en céréales ont augmenté de 40 % depuis 2005, principalement en lien avec les coûts de mécanisation et d'intrants. Parallèlement, les prix des céréales ont baissé d'une cinquantaine d'euros par tonne sur un an, et ceux des oléagineux de près de 100 €/t, estime l'AGPB.

Une situation préoccupante pour l'AGPB, au moment où se décide l'avenir des aides de la politique agricole commune (Pac) pour la période 2014-2020. Ainsi, l'association estime que la forte subsidiarité permise par la nouvelle Pac aurait des effets de distorsion de compétitivité entre les pays européens. « Un écart de 10 à 15 €/t de blé se creuserait en raison d'une redistribution différente des aides Pac entre la France et l'Allemagne », explique Philippe Pinta.

La baisse potentielle des paiements directs dans la prochaine Pac est aussi une source de préoccupation pour l'AGPB, « car ces aides jouent le rôle d'assurance revenu lors des années de prix bas », souligne Philippe Pinta.

F.G.