Chaque année, la période des négociations commerciales, qui s’étend d’octobre à la fin de février, donne lieu à de vives tensions entre industriels de l’agroalimentaire et acheteurs de la grande distribution.

« A travers ces engagements, les enseignes signataires entendent instaurer un cadre favorisant la négociabilité et la transparence lors de leurs échanges avec les fournisseurs sur les conditions d’achat, et ce tout au long de la relation commerciale », indique dans un communiqué la FCD, qui regroupe la plupart des principales enseignes françaises (Carrefour, Casino, Système U…) à l’exception de Leclerc et d’Intermarché.

Parmi les 14 engagements pris, on trouve notamment le fait que « les échanges avec les fournisseurs doivent être courtois en toutes situations », que « l’acheteur doit accorder le même intérêt à chacun de ses fournisseurs » et « respecter les dates et heures de rendez-vous convenus », tout en menant « les négociations et leur formalisation dans le strict respect du cadre légal ».

« Saisir le médiateur interne »

L’acheteur doit également « conserver la plus stricte confidentialité sur les informations » reçues dans le cadre de la négociation et « s’assurer que les engagements pris lors des négociations sont effectivement mis en œuvre selon les conditions prévues ».

Les intimidations et le non-respect des accords passés par les représentants de la grande distribution font partie des reproches les plus fréquemment adressés par les représentants de l’agroalimentaire à l’issue des négociations.

La charte demande également qu’« une attention particulière (soit) apportée aux fournisseurs dont la situation de dépendance économique est connue ».

La FCD invite enfin « les fournisseurs à saisir leur médiateur interne au cas où ces règles de bonne conduite ne seraient pas respectées », indique le communiqué.

AFP