« Aujourd’hui, je peux confirmer : les discussions entre E. Leclerc et ses fournisseurs ont plutôt bien démarré, a affirmé Michel-Edouard Leclerc sur son blog le 28 décembre 2018, après une entrevue avec le ministre de l’Agriculture. Je lui ai confirmé que les E. Leclerc appliqueront les EGA (États-généraux de l’alimentation, NDLR) et qu’il est inutile de leur faire par avance un mauvais procès. »

Dans un courrier adressé à la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, le distributeur a encore affirmé « sans la moindre hésitation qu’E. Leclerc sera au rendez-vous de 2019 pour participer à la revalorisation du revenu agricole ».

Lait et porc

Sur le lait : « Je pense que les acheteurs obtiendront les engagements nécessaires des fournisseurs », indique-t-il. Mais sur le porc, « c’est plus compliqué »… A ce sujet, il annonce que l’abattoir du groupement, Kermené, « est en train d’organiser des filières d’approvisionnement plus valorisées. C’est d’ailleurs Kermené qui achète le plus cher au marché au cadran de Plérin ».

« Pour les charcutiers de grandes marques, et quelques grands transformateurs, ajoute-t-il, il faut trier dans les demandes d’inflation tarifaire car les importations représentent parfois jusqu’à la moitié de leurs approvisionnements. »

Leclerc annonce par ailleurs 1 500 nouveaux partenariats « Alliances locales », ce qui porte « le total des fournisseurs de proximité à 15 000 », se félicite-t-il.