L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) publie ce 26 mars 2018 les résultats de son expertise relative au risque sanitaire lié à la consommation de gibier sauvage ou d’élevage au regard des contaminants chimiques environnementaux : dioxines, polychlorobiphényles (PCB), cadmium et plomb. Selon l’Anses, quelque 1 200 000 personnes pratiquent la chasse, d’après un recensement de 2016, et sont donc concernées, sans compter leur entourage.

Davantage de questions sur le gibier sauvage

Quel que soit le contaminant étudié, le gibier sauvage présente en moyenne des concentrations plus importantes que le gibier d’élevage. L’Anses révèle notamment des problèmes liés au plomb, qui provient de l’environnement, et de la fragmentation des munitions à l’origine de fortes valeurs de contamination dans une large zone entourant la trajectoire de la balle.

« Dans l’attente des données complémentaires, compte tenu du niveau de contamination au plomb des cervidés et des sangliers, l’Agence recommande aux femmes en âge de procréer et aux enfants d’éviter toute consommation de grand gibier sauvage, et aux autres consommateurs de limiter cette consommation à une fréquence occasionnelle, de l’ordre de trois fois par an », conseille l’Anses dans un communiqué.

Afin de réduire l’exposition au plomb, l’Anses propose la substitution des munitions au plomb, et des leviers sur le parage de la viande autour de la trajectoire de la balle. S’agissant de la consommation, elle recommande de ne pas dépasser trois fois par an, et déconseille « aux femmes en âge de procréer et aux enfants d’éviter toute consommation de grand gibier sauvage, compte tenu des effets nocifs du plomb observés durant la période de développement fœto-embryonnaire et au cours de l’enfance ».