« On défend notre steak, mais aussi le steak du consommateur », déclare Amaury de Faletans, le secrétaire général de la FDSEA 31, qui a participé toute la nuit au blocage d’un convoi du super-jumbo d’Airbus.

Une cinquantaine d’agriculteurs

Une cinquantaine d’agriculteurs, qui ont rassemblé une vingtaine de tracteurs à partir de 2h00 ce 6 février 2018, ont bloqué le convoi des tronçons de l’A380, qui descend depuis Langon (Gironde), en passant par Gimont (Gers) jusqu’à l’usine Airbus de Blagnac, où l’avion est assemblé.

Les manifestants ont mis en place leurs barrages dans le Gers et au rond-point d’accès de l’usine Airbus ainsi que sur la rocade d’accès à la zone aéroportuaire jusqu’à 8h00 avant de se déplacer sur l’aéroport de Toulouse-Blagnac à l’entrée des passagers où ils ont filtré les accès.

Ce barrage a été levé vers 10h00 pendant qu’un autre blocage, qui doit durer toute la journée, était en cours sur l’A64 à hauteur de Capens (Haute-Garonne), selon Bison Futé. D’autres agriculteurs du Tarn-et-Garonne poursuivaient leur blocage des accès autoroutiers à Montauban.

« La mobilisation est toujours très très forte »

« La fatigue est là mais la mobilisation est toujours très très forte », poursuit Amaury de Faletans. En l’absence de réponse positive du ministre, « les actions se maintiendront, Toulouse sera entièrement bloquée à partir de mercredi soir », jusqu’à ce qu’une carte « acceptable » soit présentée.

« On est désolés pour les Toulousains mais on les prévient à l’avance et on n’est pas là pour les embêter, ajoute ce céréalier. Pour l’instant, on s’attaque à l’élevage mais on va tous être impactés. »

AFP