« Nous avons enfin un rendez-vous au ministère de l’Agriculture, souffle Joël Hospital, président de la FDSEA de l’Aube. Nous monterons dans la capitale demain, à 11 heures. » Selon JA et la FDSEA de l’Aube, il aura fallu trois semaines pour obtenir cet entretien cher aux communes en attente d’intégrer ou de réintégrer la cartographie des zones défavorisées. Sans compter les menaces nécessaires pour qu’enfin, les portes du ministère s’ouvrent.

Une levée temporaire

« Nous avions prévu de bloquer la ville de Troyes ce 15 mars, précise Joël Hospital. L’événement a été levé dès que nous avons obtenu le rendez-vous, mais ce n’est que temporaire. » Un mois plus tôt, le 14 février 2018, les syndicats étaient déjà venus manifester aux abords de la préfecture. Ils attendent du ministère qu’il réintègre 17 communes du pays d’Othe dans la cartographie des zones défavorisées, et que soient également recensées 81 communes du Barrois.

« Je suis d’un naturel optimiste, mais je reste prudent, prévient Joël Hospital, en se projetant dans son rendez-vous de demain. Pour l’heure, nous restons dans les starting-blocks, prêts à reprendre les actions si le ministère ne répondait pas par la positive à notre demande. »

Inondations, l’autre dossier

Ce 15 mars, Joël Hospital et Pierre Goujard, président de JA de l’Aube, ont pu échanger au cours d’un déjeuner avec le préfet du département. Un homme « compréhensif » et « à l’écoute », selon Joël Hospital, qui a profité de l’occasion pour aborder un second dossier brûlant pour l’Aube : les inondations. Les syndicats n’ont pas fini de venir à Paris puisque, après trois ans d’attente, ils ont obtenu un rendez-vous pour débattre de ce sujet avec Anne Hidalgo, la semaine prochaine.

Hélène ChaligneJournaliste web