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La France abat sa dernière carte

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Zones défavorisées
 - La France abat sa dernière carte
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Stéphane Travert a présenté ce 20 février 2018 la nouvelle carte des zones défavorisées. Une phase de concertation s’ouvre désormais avec Bruxelles pour réintégrer certaines communes « isolées ».

Les derniers travaux du comité de pilotage excluent 1 349 communes du dispositif. Ce chiffre n’est pas encore définitif. Le ministère doit désormais négocier avec la Commission européenne pour « rattraper certaines communes » grâce à la mise en avant d’un critère de « continuité territoriale ». Il consiste à réintégrer des communes « isolées » par rapport à leurs communes voisines classées en zones défavorisées. Une concertation « commune après commune » est donc entamée.

Les exploitations sortantes amenées à se transformer

Quant aux exploitations qui seront définitivement sorties du zonage, le ministre a rappelé qu’elles seront « accompagnées ». Au-delà d’un soutien financier durant les deux premières années de sortie du dispositif, deux groupes de travail seront amenés à proposer des mesures pour aider les exploitations à « se transformer ». Cette réflexion sera menée en concertation avec les régions et les organisations professionnelles.

Alexis Marcotte
Réactions

Réagissant à cette nouvelle carte, la FNSEA et JA considèrent qu’elle « exclut encore trop de zones du dispositif et les solutions pour les accompagner ne sont pas suffisantes. Les agriculteurs qui vont perdre les aides ne peuvent se contenter de réflexion ou de promesses d’engagements. Ils attendent du concret. »

Les deux syndicats soulignent en particulier le cas des zones intermédiaires qui « méritent de retrouver un avenir et les agriculteurs qui font vivre ces zones rurales ont besoin de visibilité. Les groupes de réflexion annoncés doivent se réunir de toute urgence et intégrer les professionnels et les conseillers régionaux. »

Dans un communiqué diffusé le 21 février 2018, la Coordination rurale dénonce l’abandon des agriculteurs par le gouvernement français. Elle vise l’Union européenne qui obligerait la France « à ne plus considérer certains de ses territoires réellement handicapés comme tels ».

Le syndicat estime que les mesures d’accompagnement seront insuffisantes et demande à nouveau à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, « de prélever sur son budget l’enveloppe nécessaire pour assurer la couverture de ces handicaps naturels ».

De son côté, la Confédération paysanne estime que « les paysannes et paysans ont besoin d’une aide ciblée pour le maintien de l’élevage, avec une incitation à la transition. Les outils proposés sont les MAEC systèmes ciblées sur l’élevage. Encore faut-il que l’État s’en donne les moyens financiers en prenant la décision politique qui s’impose : un transfert conséquent entre le premier et le second pilier de la Pac. »

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