« Le président de l’Observatoire des prix et des marges s’est exprimé cette semaine devant la chambre d’agriculture de la Bretagne, relate le syndicat. Comme à son habitude, Philippe Chalmin s’est fait le chantre du libéralisme. […] Sur le « juste prix », il évacue cette notion la qualifiant « d’escroquerie intellectuelle » ! Les paysannes et paysans apprécieront que cette question […] soit balayée d’un revers de main. À moins que Monsieur Chalmin ne soit venu préparer son auditoire à une loi a minima sur cette question ? »

« La main invisible du marché »

S’il est un point sur lequel la Confédération paysanne trouve un terrain d’entente avec les propos de Philippe Chalmin, c’est sur le fait que l’Observatoire « ne travaille pas à la défense du monde agricole. On ne peut plus raisonner local. Sauf à réinventer la Pac, les agriculteurs ne peuvent plus avoir un prix garanti », aurait dit le président de l’Observatoire, selon le communiqué du syndicat diffusé ce 22 mars 2018.

« La main invisible du marché, si chère à M. Chalmin, s’abat toujours sur le maillon le plus faible, en l’occurrence les paysannes et paysans, rappelle la Confédération paysanne. Au contraire, la puissance publique doit prendre ses responsabilités afin de rééquilibrer le rapport de force et permettre enfin d’aboutir à une rémunération paysanne juste. C’est le sens des amendements que nous portons auprès des parlementaires en vue de l’examen prochain du projet de loi » sur l’alimentation.