« Les conclusions présentées par Natacha Sautereau de l’Itab et Marc Benoit de l’Inra confirment, sous réserve de l’exhaustivité des données étudiées et la généricité des analyses, les réels avantages de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle », estime le ministère dans son communiqué de presse diffusé le 17 octobre 2016.

Pas d’externalité négative

Il précise ensuite que « les bénéfices viennent d’abord de l’absence d’externalités négatives sur l’environnement et sur la santé humaine liées à la non-utilisation des produits chimiques de synthèse en agriculture biologique. Par ailleurs, on observe un surcroît d’externalités positives lié à la mobilisation d’un plus grand nombre de processus agroécologiques. »

Le ministère précise que « les résultats [de ce rapport] montrent aussi qu’il n’est pas aisé de quantifier précisément les niveaux d’externalités et les chiffrages économiques correspondant d’autant que la diversité des systèmes de production, tant en agriculture biologique qu’en agriculture conventionnelle, rend le travail de comparaison complexe. »

Approfondir le diagnostic

Le ministère entend engager un nouveau travail sur le sujet, « en lien avec les acteurs de la recherche et de l’expertise en agriculture biologique pour approfondir ce premier diagnostic. Il contribuera également à alimenter la réflexion sur la place de l’agriculture biologique dans la Pac post 2020 et à préciser la nécessaire rémunération des services environnementaux. »

Le ministère annonce que ce premier rapport fera l’objet d’une restitution en novembre organisée par l’Itab, avec la participation de l’Inra. Il sera ensuite « rendu disponible à tous ceux qui le souhaitent ».

(1) Selon le ministère, on parle d’externalité – ou aménité quand elle est positive – lorsque l’activité de production d’un agent a une influence sur le bien-être d’un autre sans qu’aucun ne reçoive ou ne paye une compensation pour cet effet