Le 30 août 2021 en fin de journée, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, le secrétaire d’État à l’investissement, Clément Boudy, ainsi que le secrétaire d’État chargé du numérique, Cédric O, ont officiellement lancé la « French AgriTech ».

Il s’agit pour le gouvernement de « proposer des soutiens financiers appropriés » et un « accompagnement sur mesure » aux start-ups de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

Attirer des investisseurs

Ce lancement répond aussi aux besoins de ces start-ups de bénéficier d’un label spécifique afin de se développer, de se structurer mais aussi de gagner en visibilité, notamment pour attirer des investisseurs.

Deux appels à projets pour les premiers financements

À cette occasion, les ministres ont annoncé le déblocage d’une enveloppe de 200 millions d’euros d’investissement sur cinq ans affectée à l‘innovation.

Elle sera échelonnée sur cinq ans. Pour commencer à attribuer les financements deux appels à projets seront lancés durant le mois de septembre 2021 :

  • Innover pour réussir la transition agroécologique. Il s’agit de soutenir des projets innovants en amont de la chaîne alimentaire. Il est doté de 90 millions d’euros sur 5 ans ;
  • Répondre aux besoins alimentaires de demain. Il s’agit notamment d’encourager le développement des protéines végétales, des nouveaux aliments, etc. Il est doté de 110 millions d’euros sur 5 ans.

Le cabinet du ministère de l’Agriculture précise que si cette enveloppe entre dans le cadre du plan de relance, elle s’ajoute aux enveloppes déjà accordées dans ce cadre, notamment celles pour permettre aux agriculteurs de renouveler leurs agroéquipements ou de lutter contre les aléas climatiques.

Un accompagnement spécifique

Les trois ministres ont également annoncé la création d’un accompagnement spécifique pour les start-ups françaises de cet écosystème. L’objectif est d’aller au-delà de l’accompagnement transectoriel mis en place dans le cadre de la mission la Frenchtech présente au ministère l’Économie et des Finances et ainsi de s’adapter aux spécificités du secteur agricole et agroalimentaire

La forme précise de l’accompagnement des start-ups n’a pas encore été définie. Les ministres ont mandaté La Ferme digitale dans le cadre d’une mission pour identifier et définir les besoins du secteur. Les cabinets précisent toutefois que les entreprises devraient bénéficier de l’appui des 60 correspondants de la Frenchtech répartis dans divers services de l’État comme l’Urssaf, les Douanes, etc.

Les ministères ont déjà déterminé que ces start-ups sont demandeuses d’accompagnement en ressource humaine d’une part afin de former des salariés aux agroéquipements, par exemple, mais aussi pour en recruter de nouveaux afin de faire grossir leurs rangs.

Le 31 août 2021 dans l’après-midi, Cédric O et Julien Denormandie se rendront à Saint-Nom-la-Bretèche dans le Yvelines pour visiter les locaux d’UV-Boosting et de NeoFarm, deux start-ups françaises. Ils présenteront à nouveau les propositions du gouvernement pour structurer et encourager l’émergence des start-ups de l’AgriTech et de la FoodTech.

Marie-Astrid Batut