Après s’être montré critique à l’égard de l’accessibilité au fonds de solidarité aux entreprises agricoles, le syndicat de défense des exploitants familiaux Modef déplore dans un communiqué du 24 juin 2020, le manque de réactions française et européenne pour relancer l’agriculture à la suite de la crise liée au coronavirus.

> À lire aussi : Le compte n’y est pas, selon le Modef (03/04/2020)

Des réactions insuffisantes

Difficultés à écouler les marchandises, prix bas, fermeture de certains débouchés continuent d’impacter les exploitations agricoles françaises. Pourtant, « force est de constater que l’action européenne n’a pas été […] à la hauteur », écrit le syndicat, qui exige le déclenchement de la réserve de crise agricole dont le montant est estimé à 478 milliards d’euros.

> À lire aussi : Crise du Covid-19 : Les mesures européennes d’urgence sont adoptées (04/05/20)

Alors que certains pays ont adopté des plans nationaux de relance, le Modef souligne que le gouvernement français n’a pas fait ce choix. Le syndicat revendique donc six propositions pour accompagner les agriculteurs à la sortie de crise.

Six propositions

Au même titre que certains pays européens, le Modef demande à la France de se doter d’un plan de relance agricole et alimentaire de 5 milliards d’euros réservés aux agriculteurs ayant constaté des pertes de revenus.

Le syndicat demande également l’activation du Fonds national de gestion des risques agricoles (FNGRA), ainsi qu’une aide de 100 € par semaine à tous les agriculteurs ayant livré à domicile pendant le confinement.

Une consommation totalement française dans la restauration collective est également exigée avec l’ajout d’un nouveau seuil fixé dans la loi Egalim du 30 octobre 2018.

Le syndicat rappelle également que chaque pays doit être souverain de sa politique agricole et que la prochaine Pac doit être « un instrument de la souveraineté alimentaire de l’Union Européenne ».

A. Gambarini