« L’an dernier, nous avions eu environ 20 000 participants, et nous en espérons le double cette année, car l’initiative a pris racine », souligne l’un des organisateurs de la manifestation, Swen Deral. Même si l’opération est d’abord associative, organisée par des collectifs de citoyens, « souvent soutenus par les municipalités comme à Paris, Strasbourg ou Saint-Etienne », elle associe aussi « plusieurs start-up d’agriculture urbaine » comme Peas & Love ou Agricool, qui font des portes ouvertes à l’occasion, ajoute Swen Deral.

Une agriculture urbaine très diversifiée

« L’idée est de montrer au grand public le plus grand nombre possible de modèles d’agriculture urbaine », explique-t-il. Ainsi dans le XIXe arrondissement de Paris, « la ferme du rail » est un modèle associant immobilier et entreprise d’insertion, qui devrait voir le jour en septembre : une quinzaine de personnes en insertion entretiendront des chemins de halage, réaliseront du compostage, un potager et une production de champignons et devraient être hébergées sur place.

Agricool est une start-up innovante qui produit des fraises à tout moment de l’année dans d’anciens containers maritimes réaménagés avec des illuminations aux leds, équipements informatiques et une armée de bourdons butineurs. À Nantes, le projet des cinq ponts soutenu par CDC Habitat associe logements pour sans-abri, ferme sur le toit, et restaurant solidaire.

Samedi, l’opération prévoit surtout des initiatives de « végétalisation » de rues, ateliers, ou visites, et dimanche, un rassemblement sur un lieu emblématique par région. Pour l’Île-de-France, il aura lieu à la « prairie du canal » à Bobigny (Seine-Saint-Denis), une ferme urbaine de cinq personnes, qui a bénéficié de fonds de la Région pour se lancer il y a trois ans, et qui vole désormais de ses propres ailes, grâce à de nombreuses activités pédagogiques.

Le programme des 48 heures dans les villes concernées (Bruxelles, Tournai, Paris, Nantes, Angers, Toulouse, Montpellier, Albi, Marseille, Aix, Nice, Saint-Étienne, Grenoble, Lyon, Strasbourg) est disponible sur le site www.les48h.fr.

AFP