Alors que le patronat mise sur sa suppression en mai 2017, la FGA-CFDT persiste et signe. Dans sa feuille de route présentée le 3 janvier 2017, elle fait du compte pénibilité comme un de ses principaux axes d’action pour cette année. Car, dans l’agroalimentaire comme dans l’agriculture, soutient-elle, « le dialogue social reste à construire pour prendre en compte les facteurs de pénibilité, mais aussi la prévention individuelle et collective des salariés et leur accès à la formation professionnelle ». Le syndicat qui réunit 50 000 salariés dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire annonce qu’il veillera à « la mise en place effective et négociée du compte pénibilité pour les salariés exposés ».

Une Pac sociale

Dans le cadre des négociations qui s’ouvrent sur la Pac post 2020, la FGA-CFDT prévient qu’elle veillera à ce que le deuxième pilier favorise les transitions écologiques, la formation et le développement rural. Elle prévoit aussi de revendiquer un volet social à la Pac sur des critères d’emploi ou de conditions de travail (sécurisation des parcours professionnels, mise en place d’aides à la reconversion des salariés et des exploitants agricoles lorsque les mesures de la Pac ont un impact sur leur activité…).

Accompagner les salariés des chambres…

En mai 2017, certaines missions jusqu’ici exercées par les chambres départementales seront transférées aux chambres régionales. Et les salariés affectés à ces activités devront aussi suivre le mouvement. Le syndicat souhaite veiller à ce que « les dispositions législatives et réglementaires encadrant ces transferts soient respectées, mais également que les droits des salariés soient préservés ».

… Et maintenir ceux de la MSA

Autre bataille pour 2017 : la Mutualité sociale agricole et la restructuration de son réseau qui « ne permettra pas de garantir la qualité de service des organismes de MSA, rendu et reconnu, dans tous les territoires », estime la FGA-CFDT. Elle demande un gel des suppressions d’emplois à la MSA, « car il faut des moyens humains pour répondre aux nouvelles mesures gouvernementales en termes d’accompagnement des assurés agricoles et aux nouvelles activités confiées à la MSA ».

Le syndicat entend aussi peser pleinement dans les négociations qui débuteront le 24 janvier 2017 sur la restructuration des branches, à savoir la fusion des 140 conventions collectives territoriales en une seule. Et de se montrer particulièrement active « sur le choix des regroupements et leurs modalités ».

Rosanne Aries