Un nouveau signe de qualité verra-t-il le jour ? Le Conseil économique social et environnemental (Cese) a voté un avis ce 19 juin proposant d’expérimenter un nouveau label « agriculture biologique locale et équitable ».

Réponse aux attentes des consommateurs

Ce label reprendrait les caractéristiques actuelles de l’agriculture biologique en y ajoutant d’autres critères, tel que la proximité des lieux de production, de transformation et de commercialisation. « Ce signe officiel de qualité et d’origine (Siqo) permettrait de répondre aux attentes des consommateurs, très nombreux à désirer consommer bio et local, en leur offrant des garanties concernant la traçabilité des produits biologiques. »

Les deux rapporteurs, Jean-Louis Joseph et Dominique Marmier proposent une expérimentation au niveau français avant de l’étendre au niveau européen. Il est suggéré que « la marque et le logo AB, propriétés du ministère de l’Agriculture, pourraient être utilisés comme supports pour cette expérimentation ».

Pour les autres signes de qualité, le Cese souhaite que leurs cahiers des charges intègrent « de nouveaux engagements environnementaux, sanitaires et sociétés (réduction de produits phytosanitaires de synthèse, respect du bien-être animal, niveau de rémunération des producteurs…) ». Estimant qu’une « certaine confusion » existe dans l’esprit du consommateur, le rapport préconise de rebaptiser l’Appellation d’origine protégée (AOP) et Indication géographique protégée (IGP) en « indications de territoires ».

Exclure l’utilisation du lait pasteurisé

Indications de territoires que le Cese souhaite mettre davantage par la protection de « la typicité liée aux terroirs ». S’insérant dans le débat autour du camembert au lait cru ou non, l’avis voté propose que « soit exclue l’utilisation du lait pasteurisé pour la fabrication de fromage ou de beurre sous AOP ». Le lait pasteurisé serait dès lors exclusivement réservé aux produits ne relevant pas d’un signe de qualité.

Alexis Marcotte