Lors de son allocution du 14 juillet 2020, le président de la République a fait savoir qu’il ferait d’une « priorité de relance » la jeune génération. Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir la Coordination rurale. Dans un communiqué du 17 juillet 2020, le syndicat interpelle le président sur les difficultés que rencontrent les jeunes pour se former et s’installer.

Alléger le dispositif

La Coordination rurale rappelle notamment que « des structures innovantes affectées à l’installation des jeunes doivent être mises en place ». Selon eux, près de la moitié des jeunes de moins de 40 ans n’empruntent pas le parcours à l’installation aidée, appelé parcours PPP (plan de professionnalisation personnalisé) car celui-ci est « chronophage pour des jeunes qui ne peuvent se permettre d’y consacrer plusieurs mois sans perspective de rémunération ».

Le syndicat souhaite donc voir s’alléger le parcours pour les jeunes possédant un diplôme agricole de niveau IV au stage de 21 heures uniquement et assouplir les conditions d’engagement et de suivi.

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Transmettre et apprendre

Financièrement, la CR souhaite que l’État cautionne les prêts à l’installation et crée un « prêt d’honneur à taux zéro ». Sur le sujet de la transmission, la Coordination rurale souhaite revoir mis en place le crédit à la transmission. Le syndicat rappelle également que les conditions d’accueil des apprentis « ne cessent de se durcir » alors que l’apprentissage serait « la voie de prédilection pour apprendre le métier d’agriculteur ».

De plus en plus de maîtres d’apprentissage renoncent à accueillir des jeunes car cela devient « trop risqué et contraignant ». Pour Joris Miachon, responsable de la section des jeunes à la CR : « Si l’on ne fait rien, […] c’est notre sécurité alimentaire qui sera compromise ! »

A. Gambarini