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Les standards de production en débat

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À cause du Brexit - Les standards de production en débat
Manifestation du collectif Save British Farming devant Westminster le 12 octobre 2020. © Tolga Akmen/AFP)

Les agriculteurs britanniques craignent les conséquences négatives de futurs accords de libre-échange après le Brexit.

Maintenir les standards de la production agricole britannique et s’assurer que les produits importés sur l’île les respectent. C’est l’objectif de Save British Farming (1), une organisation qui regroupe agriculteurs, consommateurs et entreprises agroalimentaires et qui multiplie les manifestations pour se faire entendre. Sa crainte : que la sortie du Royaume-Uni de l’Union euro­péenne lors du Brexit occasionne la signature de traités de libre-échange tous azimuts, au détriment du secteur agricole, de la protection de l’environnement et du bien-être animal.

Un million de signatures

Alors que le Premier ministre, Boris Johnson, a appelé le 16 octobre dernier à se préparer à un no-deal avec l’Union européenne, un projet de loi sur l’agriculture (Agriculture Bill) est actuellement en discussion dans les deux Chambres parlementaires du pays. L’occasion pour le NFU, le syndicat agricole majoritaire, de mener une campagne de communication massive pour le maintien de l’agriculture britannique et de ses « normes de production élevées ». Selon le syndicat, plus d’un million de citoyens ont signé sa pétition sur le respect des normes alimentaires.

Le NFU se targue d’avoir finalement convaincu le gouvernement de mettre en place un système permettant aux parlementaires d’examiner l’impact sur l’agriculture et le bien-être animal de chaque nouvel accord de libre-échange, avant sa ratification. Liz Truss, secrétaire d’État au Commerce international, a déclaré : « Je souhaite placer l’agriculture britannique au cœur de notre programme commercial et garantir la promotion des intérêts des agriculteurs et des consommateurs alors que nous serons bientôt une nation indépendante. [...] Je veux des accords qui offrent des avantages aux agriculteurs britanniques. »

Des accords commerciaux en discussion

Et des futurs accords commerciaux, il en est largement question. Mi-septembre, le gouvernement a signé le premier traité de libre-échange post-Brexit avec le Japon. À la clé, un partenariat global et une exemption de droits de douane sur la quasi-totalité des échanges entre les deux pays. Ensuite, des pourparlers pour un potentiel accord avec les États-Unis font grincer des dents.

Donald Trump souhaitant « l’accès complet au marché britannique pour les produits agricoles américains ». Les opposants refusent de voir « des poulets chlorés et du bœuf nourri aux hormones arriver sur le territoire ». Si de futures relations commerciales entre Londres et des pays éloignés géographiquement se dessinent petit à petit, celles avec l’Union européenne demeurent pour le moment tout à fait incertaines.

Bertille Quantinet

(1) Sauver l’agriculture britannique.

Un accord avant la mi-novembre

Interrogé par les sénateurs le 28 octobre, Clément Beaune, secrétaire d’État français chargé des Affaires européennes, a indiqué que la première quinzaine de novembre était la limite pour trouver un accord sur le Brexit. « Les délais parlementaires européen et britannique ne peuvent pas être réduits à néant », a-t-il précisé.

Manifestation du collectif Save British Farming devant Westminster le 12 octobre dernier. © AFP
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Cet article est paru dans La France Agricole

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