Ce mardi 5 novembre 2019, Roger Treneule, ancien exploitant en Dordogne et président de l’Association nationale des retraités agricoles de France (Anraf), s’est rendu à l’Élysée accompagné de Guy Soulage, retraité du Lot-et-Garonne, de Michel Sabin, retraité du Tarn, d’Olivier Damaisin (LREM), député du Lot-et-Garonne et d’André Chassaigne (PC), député du Puy-de-Dôme. Ils ont été reçus par le conseiller d’Emmanuel Macron à l’agriculture et l’environnement.

« Une autre rencontre est prévue avec ce conseiller en janvier. Mais notre objectif est de parler de vive voix avec le président de la République. Nous voulons lui expliquer que nos revendications sont légitimes et justes, nous a confié Roger Treneule à l’issue de cet entretien. C’est lui qui décidera de l’amélioration de nos retraites. C’est lui qu’il faut persuader. »

Un financement à trouver

Les anciens exploitants agricoles se mobilisent pour obtenir un minimum de pension égal à 85 % du Smic (au lieu de 75 % actuellement). Selon le député Olivier Damaisin, le coût de cette mesure est estimé à 500 millions d’euros. Il faut donc « convaincre ce gouvernement de financer cette revalorisation. Pour l’instant, il n’y est pas prêt », déplore Roger Treneule.

Aurore Cœuru