Pour la Confédération paysanne, « la crise du trop-perçu qui touche plus de 250 000 retraités agricoles […] ne peut plus durer ». Rappelons qu’en novembre, la MSA a commis une erreur de calcul relative à la revalorisation des petites retraites agricoles. Elle a versé une somme trop élevée à 250 000 retraités. En moyenne 346 € par retraité sur les pensions de novembre, soit un trop-versé de 86 millions d’euros au total !

La MSA a mis en place un plan de remboursement de l’indu. Celui-ci a démarré dès le mois de décembre 2017 et doit s’échelonner jusqu’en mars 2018. Cette erreur a engendré des problèmes financiers, mais aussi administratifs aux retraités notamment au regard de leur imposition.

Des inégalités de traitement

Dans un communiqué du 30 janvier, la Confédération paysanne souligne que « la MSA fait peser sur les retraités la responsabilité de corriger son erreur dans leur déclaration d’imposition sur le revenu ».

« Deux des quatre prélèvements prévus pour rembourser le trop-perçu ont déjà été effectués d’office sur les pensions, y compris pour les retraités qui avaient demandé un étalement », révèle le syndicat, qui dénonce « des inégalités de traitement des retraités. Ainsi, d’une caisse à l’autre, des possibilités d’étalement de quatre à dix mois ont été proposées. » Une situation qualifiée « d’inadmissible au regard du niveau indécent des retraites ».

La Confédération paysanne appelle donc le ministre de l’Agriculture « à sortir de son silence et à intervenir auprès de la Caisse centrale de la MSA (CCMSA) pour que les retraités, victimes de cette erreur, soient traités avec considération et dignité ». Enfin, le syndicat exige de la CCMSA « qu’elle se charge de répondre individuellement en adaptant les solutions à la situation de chaque retraité ».

A.Co.