C’est un pas en avant pour les éleveurs français et pour le consommateur. L’origine ou la provenance de la viande de porc, d’agneau et de volaille devront être indiquées à compter du 1er mars 2022 dans les établissements de restauration hors domicile (restaurants et cantines).

Seules les viandes crues sont concernées

L’élargissement de cette obligation aux autres viandes a été pris par un décret publié le 27 janvier au Journal officiel et sera mis en place à compter du 1er mars 2022. Elle concerne les viandes crues achetées par les restaurateurs et non les viandes achetées déjà préparées ou cuisinées.

Lorsque la naissance, l’élevage et l’abattage de l’animal dont sont issues les viandes ont eu lieu dans le même pays, l’expression « Origine : (nom du pays) » devra être indiquée.

Dans les autres cas, il sera indiqué le nom du ou des pays d’élevage et celui de l’abattage grâce à l’expression : “Élevé : (nom du ou des pays d’élevage) et abattu : (nom du pays d’abattage)”.

Le responsable de l’établissement est libre de l’endroit où il doit publier ces mentions. Tant qu’elles demeurent lisibles et visibles, il peut les afficher sur cartes et menus ou n’importe quel autre support.

Une mesure bien accueillie

Interbev s’est félicité de cette décision dans un communiqué tout en regrettant que « le décret imposant l’indication d’origine des viandes utilisées à plus de 8 % dans les plats préparés ait pris fin le 31 décembre 2021 ».

Anvol, l’interprofession des volailles de chair, a elle aussi publié un communiqué pour saluer la mesure. Elle indique par ailleurs qu’« au premier semestre de 2021, 46 % des poulets consommés en France provenaient de l’étranger. Une proportion qui grimpe jusqu’à près de 80 % lorsqu’il s’agit des approvisionnements des établissements de restauration ».

Le sentiment de satisfaction est également présent dans les rangs de la FNSEA, de Jeunes Agriculteurs, de la FNO, la CFA et la FNP. « Nous sommes dorénavant dans l’attente de la publication rapide des autres décrets tout aussi importants en matière d’information au consommateur : celui concernant l’étiquetage de l’origine du miel, des viandes transformées et élaborées, et celui concernant l’utilisation du drapeau français et enfin, l’encadrement de la dénomination des produits animaux », ont insisté les organisations dans un communiqué.

Alexis Marcotte