« Nous avons beaucoup moins de monde que prévu dans les cantines des entreprises et des écoles », constate Philippe Pont-Nourat, le président du Syndicat national de la restauration collective (SNRC), également directeur des relations institutionnelles chez Sodexo France.

Des repas jetés

« Nous avions tablé sur 25 à 30 % d’effectifs dans les cantines des entreprises ouvertes. Or, nous ne sommes qu’à 8 %. Dans les écoles rouvertes, nous misions sur 15 % des élèves, mais nous atteignons seulement 10 %. Sur l’ensemble, pour tout site confondu, nous sommes sur des volumes inférieurs à ce qui avait été prévu. Ainsi malgré tous nos efforts, nous avons été obligés de jeter quelques repas », poursuit Philippe Pont-Nourat, qui pointe notamment le recours privilégié au télétravail des entreprises pour expliquer le phénomène.

Peu de commandes auprès des producteurs

Les commandes passées chez les fournisseurs sont donc ainsi beaucoup plus faibles que prévues. « Nous étions prêts à libérer les surgelés en bio et en label, mais la faiblesse des effectifs ne nous permet de libérer que trop peu de lots de surgelés. »

Le SNRC espère un plus grand retour des salariés et des scolaires à compter du 2 juin. « Dans tous les cas, dès qu’on a possibilité de passer des commandes, nous privilégierons au maximum, comme annoncé, l’écoulement des stocks surgelés et les commandes locales. »

Le SNRC regroupe des entreprises de la restauration collective, qui représentent habituellement 4 millions de repas servis chaque jour. Le segment des écoles pèse pour 35 % (la première activité du SNRC en nombre) puis vient celui des entreprises avec 15 % de l’activité.

Rosanne Aries