L’application de la loi EGAlim dans la restauration collective se fera-t-elle au bénéfice des producteurs locaux ? La Coordination rurale en doute. Faisant suite à une réunion du groupe de travail en charge du suivi des approvisionnements du Conseil national de la restauration collective (CNRC) le 6 février 2020, le syndicat regrette qu’« aucun dispositif de contrôle ad hoc ne [soit] mis en place par le ministère sur la traçabilité et la qualité des denrées ». De même, « aucune sanction n’est prévue pour les établissements n’ayant fait aucun effort pour relocaliser ou monter en gamme leurs approvisionnements ». Enfin, rien n’obligera les gestionnaires de cantines à divulguer le prix d’achat des aliments.

Manque d’outils d’évaluation

Faute de données et d’outil pour évaluer les résultats attendus dans deux ans, l’entrée en vigueur de l’article 24 de la loi ouvre « un boulevard » à « la fraude dans les denrées importées », réagit Tristan Arlaud, qui participait aux travaux. Malgré tout, la Coordination rurale souligne que les initiatives locales foisonnent. Tout en regrettant que « ces initiatives ne puissent pas compter sur une volonté politique forte de soutien au changement des systèmes alimentaires territoriaux », le syndicat promet de ne pas baisser les bras…

B. L.