L’association estime cet « épuisement de la ressource en eau, en totale contradiction avec l’image que souhaite se donner Nestlé Waters. […] Planter des arbres en Amazonie tout en asséchant les nappes d’eau en France est écologiquement irresponsable. Cela s’appelle “faire du greenwashing”, se donner bonne conscience. Quatre associations locales se battent depuis plus d’un an pour dénoncer ce choix dicté par le chantage économique. »

1 million de m³ par an

Dans son communiqué diffusé ce 20 mars 2018, FNE profite de la prochaine Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, pour « rappeler que l’alimentation en eau potable est l’usage le plus essentiel de l’eau. Aujourd’hui, lorsque nous ouvrons les robinets, de l’eau de bonne qualité prélevée à proximité de nos habitations s’en écoule. Mais bientôt plus à Vittel. Non, à Vittel, l’eau qui s’écoulera des robinets sera acheminée par pipeline sur des dizaines de kilomètres. »

À Vittel, FNE reproche à Nestlé Waters de surexploiter « sans vergogne une nappe d’eau souterraine au détriment des populations locales en France. Depuis près de 30 ans, la nappe dans laquelle prélève la multinationale présente un déficit chronique annuel d’environ 1 million de m³… Soit la quantité d’eau que Nestlé Waters est autorisé à prélever, par le préfet. Et le niveau de la nappe a déjà baissé de 10 mètres. Il sera bien entendu très difficile de faire remonter le niveau […]. »

« Une entente avec certains acteurs »

FNE ne dénonce pas seulement le rôle de la multinationale sur ce dossier. Elle vise également les pouvoirs publics. « Pour avoir le droit d’épuiser la ressource en eau de Vittel, une entente avec certains acteurs locaux et services de l’État a dû avoir lieu. Une entente qui n’est d’ailleurs pas sans conflit d’intérêts, et qui reflète une relation bien trouble entre la multinationale et certains acteurs publics… »