« Vous avez fait un choix merveilleux ! » : Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, lance sans hésitation devant les élèves de seconde du lycée agricole de Chartres-La Saussaye (Eure-et-Loir) le jour de leur rentrée, le 2 septembre 2021. « Il est merveilleux parce que vous rentrez dans une filière qui combine la maîtrise de l’environnement et la nécessité de s’y adapter en permanence parce que cet environnement change tout le temps. Et j’en sais quelque chose puisque j’ai fait le même choix que vous ! », poursuit celui qui est un des rares ministres de l’Agriculture dans l’histoire à être diplômé de l’enseignement agricole (AgroParisTech puis Génie rural).

Julien Denormandie s’est associé à la rentrée de l’enseignement agricole en visitant le lycée agricole de Chartres-La Saussaye, le seul établissement agricole public de l’Eure-et-Loir. Après une rencontre avec les élèves, il a visité l’atelier de technologie alimentaire et un chantier d’aménagement paysager avant de tenir une discussion technique dans la ferme du lycée à propos de l’innovation agronomique.

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Succès de l’apprentissage agricole

En 2021, l’enseignement agricole public et privé devrait accueillir près de 135 000 élèves, 36 000 étudiants et plus de 45 000 apprentis. « C’est une année record du nombre d’apprentis en agriculture et je m’en réjouis. Pour cette rentrée, nous attendons encore les chiffres précis mais nous avons des signes positifs qui confirment cette dynamique », se félicite le ministre.

« Nous reprendrons la campagne de communication des « entrepreneurs du vivant » dans quelques jours et à l’automne », ajoute-t-il. Cet ensemble de spots publicitaires dans les médias vise à faire connaître la diversité des métiers rendue possible par l’enseignement agricole.

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Le défi du renouvellement des générations

« C’est une particularité française et c’est une grande chance pour l’avenir de notre pays. À chaque fois que je vais à Bruxelles, un ministre de l’Agriculture me dit à quel point il envie la France et son système éducatif agricole. Ils savent bien qu’il n’existe pas de pays fort sans une agriculture forte », s’enthousiasme Julien Denormandie.

Il souligne toutefois les défis urgents qu’il doit relever :

  • Assurer le renouvellement des générations,
  • S’adapter au changement climatique,
  • Conserver la qualité nutritionnelle et environnementale de notre agriculture,
  • Permettre la compétitivité des exploitations.

Dans un communiqué publié le même jour, le syndicat agricole FNSEA a fait preuve d’un enthousiasme comparable. « En optant pour la filière agricole, les élèves et les étudiants s’engagent dans des métiers riches, tournés vers l’avenir et au cœur des enjeux économiques, sociétaux et environnementaux de notre époque », énonce le syndicat. Il rappelle aussi la nécessité d’assurer le renouvellement des générations alors qu’« un agriculteur sur deux sera en âge de prendre sa retraite dans dix ans ».

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Éric Young