Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales dans le gouvernement d’Édouard Philippe, Julien Denormandie hérite donc du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation dans celui du nouveau Premier ministre Jean Castex.

Un fidèle du président Macron

Ingénieur des eaux et forêts, titulaire d’un MBA en économie, Julien Denormandie a été directeur adjoint du cabinet d’Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique sous la présidence de François Hollande. Il était aussi secrétaire général adjoint d’« En Marche ! »

Au ministère de la Transition écologique, Emmanuel Macron et Jean Castex ont choisi de remplacer Elisabeth Borne par Barbara Pompili, élue députée avec le soutien de la République en marche (LREM) en 2017 dans la Somme. Depuis, elle a rejoint le groupe de la majorité présidentielle et présidait la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire.

Barbara Pompili est nommée de la Transition écologique. © France Info

En octobre 2017, Barbara Pompili a signé une tribune en faveur de l’interdiction du glyphosate avec 53 autres députés de la majorité présidentielle. Elle a aussi soutenu avec Matthieu Orphelin (ex-LREM) un amendement proposant d’expérimenter dans 200 territoires une sortie des pesticides par des bonnes pratiques, avec une aide financière de l’État.

Avant de rejoindre le parti présidentiel, Barbara Pompili a fait partie des gouvernements de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sous la présidence de François Hollande. Elle était alors secrétaire d’État chargée de la Biodiversité.

Jeunes Agriculteurs attend un ministre « pragmatique plutôt que dogmatique »

Le syndicat Jeunes Agriculteurs a immédiatement réagi sur son compte Twitter en mettant en avant son combat pour le renouvellement des générations qu’il espère faire entendre au nouveau ministre. Plus précisément, « la promesse du président de la République de faire voter une loi foncière doit être tenue. Le chantier de la gestion des risques doit aboutir. Les États-généraux de l’alimentation qui ont fourni les outils nécessaires à la création et au partage de la valeur doivent enfin être appliqués pour que les agriculteurs soient rémunérés à la hauteur de leurs efforts. »

Le syndicat reçoit aussi la nomination de Barbara Pompili : « Nous demandons au ministre de travailler étroitement avec elle, avec qui nous dialoguerons également afin d’accompagner les agriculteurs dans les transitions, notamment la lutte contre le changement climatique, dans une logique incitative plutôt que punitive et de façon pragmatique plutôt que dogmatique. »

Les priorités de la FNSEA

La FNSEA a aussi félicité le nouveau ministre de l’Agriculture, l’assurant de sa « volonté de travailler ensemble à donner des perspectives et de la fierté aux agriculteurs français. Les attentes des agriculteurs sont grandes. La première sera la concrétisation de la promesse du président de la République de permettre à la France et à l’Europe de retrouver sa souveraineté alimentaire. »

La seconde priorité que la FNSEA fixe au ministre est « d’obtenir un budget de la Pac ambitieux et permettant de répondre aux marchés et à toutes les attentes que la société place dans ses agriculteurs. Cette séquence européenne qui s’ouvre par la discussion du cadre financier pluriannuel […] marquera les premiers pas du ministre et les choix faits indiqueront clairement l’ambition du gouvernement pour un secteur agricole et agroalimentaire dont la crise du Covid a rappelé le caractère stratégique. »

E.R. et E.Y.