Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, et Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, ont rencontré le 28 juillet 2020 les représentants des producteurs agricoles, des industries transformatrices et des distributeurs, dans le cadre du comité de suivi des relations commerciales.

L’occasion pour le gouvernement de rappeler qu’il reste « plus que jamais mobilisé sur la mise en œuvre de la loi Egalim ». Cette réunion a également permis de faire un état des lieux du secteur, après la crise sanitaire et de dresser un bilan des négociations commerciales qui se sont déroulées en 2020, entre les différents maillons de la chaîne alimentaire.

Une amélioration mais pas au niveau des attentes

Sur ce dernier point, les ministres annoncent avoir « pris acte de l’apaisement du climat de négociation, et de progrès en termes de répartition de la valeur, constatés dans des secteurs directement liés aux filières agricoles ». Ils estiment néanmoins que « les résultats ne sont pas encore au niveau des attentes, en termes de répartition de la valeur, même si la dynamique est là ».

Contrôles du bon respect de la loi

Les contrôles du bon respect de la loi par les services de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) se poursuivront en 2020. Le gouvernement précise que seront notamment analysées les « contreparties dont les distributeurs assortissent leurs demandes de déflation tarifaire, la répercussion des variations de prix de certaines matières premières, la prise en compte des engagements qualitatifs des fournisseurs, et les pratiques des centrales d’achat, notamment internationales ».

Un nouvel outil pour mettre en œuvre des indicateurs

Afin de garantir une meilleure répartition de la valeur ajoutée, les deux ministres préviennent que les prochaines négociations, qui débuteront à la fin de 2020, bénéficieront « d’un nouvel outil avec les lignes directrices relatives à la mise en œuvre des indicateurs dont la loi Egalim a prévu la prise en compte par les contrats relatifs aux produits agricoles et alimentaires ».

Ils considèrent également que cette valeur ajoutée pourrait être créée grâce à de nouvelles initiatives, telles que « le développement des circuits courts, de la traçabilité des produits ou via l’amélioration de l’étiquetage ».

Au sujet de la crise, les ministres estiment qu’« à tous les stades – production, transformation, distribution – les acteurs ont su résister et se sont adaptés aux contraintes induites par le confinement, ce qui a permis d’assurer une continuité des approvisionnements et d’éviter un dérapage des prix de vente aux consommateurs ».

Bertille Quantinet