Lors du Conseil des ministres du 28 octobre 2020, le ministre de l’Économie et le ministre de l’Agriculture ont dressé un bilan plutôt positif de l’évolution des relations entre la grande distribution, les transformateurs et les producteurs. « Deux ans après le vote de la loi [la loi Alimentation votée à l’issue des États-généraux de l’alimentation], plusieurs constats positifs peuvent être faits. Le climat des négociations commerciales annuelles s’est apaisé avec des collaborations plus rapprochées entre les différents maillons, que la crise du Covid-19 a également démontré », rapporte le compte-rendu du Conseil des ministres.

Alors même que quelques jours plus tôt, le 13 octobre 2020, à la suite du dernier comité de suivi des relations commerciales, Julien Denormandie lançait un rappel à l’ordre et missionnait Serge Papin, ancien PDG de Système U, pour « renouer avec l’esprit et les conclusions des États-généraux de l’alimentation ».

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Intensification des contrôles

Les deux ministères promettent un renforcement des contrôles et des sanctions. « Le gouvernement reste très attentif au rôle des centrales internationales dans les négociations commerciales annuelles », expose le compte-rendu.

Il rappelle qu’en 2019, 5 351 contrôles sur le respect de l’encadrement des promotions en valeur ont été réalisés, révélant un taux de conformité de plus de 80 %. Cela « montre une bonne appropriation des règles, malgré quelques anomalies, sanctionnées ». En 2020, 2 324 contrôles ont été réalisés à ce jour.

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Marie Salset