Pour les agriculteurs présents dans les différents massifs montagneux français la Pac est un outil indispensable. Dans un communiqué du 13 janvier 2021, ils formulent donc une « feuille de route collective » pour la future politique agricole commune.

Ils pensent pouvoir répondre à « l’enjeu prioritaire fixé par le président de République en matière d’agriculture et d’alimentation : concilier souveraineté alimentaire — par la présence d’actifs agricoles sur tous les territoires — et durabilité », mais pas sans la Pac.

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10 propositions pour la Pac

Les agriculteurs des Alpes, de la Corse, du Jura, du Massif central, des Pyrénées et des Vosges listent 10 points pour lesquels ils ont des attentes précises :

  • Maintenir à leur niveau actuel les aides couplées ;
  • Renforcer l’ICHN et la cibler sur l’élevage ;
  • Rémunérer, dans les futurs écorégimes, les services environnementaux réels et existants rendus par les exploitations herbagères et les surfaces pastorales ;
  • Maintenir l’éligibilité des surfaces agropastorales aux aides surfaciques ;
  • Permettre aux exploitations de massifs de renforcer leur autonomie fourragère et protéique, à travers une conditionnalité principalement orientée vers cet enjeu ;
  • Renforcer le paiement redistributif pour garantir la présence d’actifs dans les territoires ;
  • Soutenir l’installation en zone de massif, par le maintien d’une majoration de la DJA ;
  • Mettre en œuvre des aides pour accompagner la structuration des filières dans les territoires ;
  • Assurer le maintien d’aides à l’investissement spécifiques aux territoires de massif, notamment pour la modernisation des bâtiments ;
  • Doter les agriculteurs d’outils de gestion des risques efficaces et mutualisés.

Une situation fragile

La Pac est, selon eux, la « seule politique à même d’assurer, à ce jour, la pérennité de leur secteur ». Ils estiment « être désormais dans une situation extrêmement fragile », « exposés à des handicaps naturels supplémentaires » et ne parvenant « toujours pas, pour la plupart, à vendre leurs produits à des prix couvrant leur coût de production ».

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Marie Salset