Dans un communiqué commun diffusé le 11 janvier 2021, les associations spécialisées des éleveurs de la FNSEA (1) font leurs propositions communes pour la prochaine Pac, à l’heure où le plan stratégique national (PSN) est en cours d’élaboration.

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« Reconnaître et valoriser les services déjà existants »

Elles demandent la rémunération, dans le cadre des éco-régimes (premier pilier de la Pac), des services environnementaux « existants » rendus par l’élevage ruminant, tel que l’entretien des prairies (stockage de carbone, préservation de la biodiversité), et la production des fourrages pour l’autonomie alimentaire.

« L’élevage français a un niveau à reconnaître, qui est au-delà du standard européen, complète Marie-Thérèse Bonneau, vice-présidente de la section des producteurs de lait (FNPL). C’est une revendication légitime de reconnaître et de valoriser les services déjà rendus par l’élevage ruminant. Nous avons besoin de visibilité et de signaux positifs. »

Les associations d’éleveurs revendiquent également le maintien des aides couplées à leur niveau actuel, une revalorisation de l’ICHN et son ciblage sur les productions animales, ainsi qu’un paiement redistributif fort, pour valoriser la présence d’actifs sur les territoires.

Enfin, les éleveurs demandent le renforcement de l’autonomie fourragère des exploitations dans le cadre de la conditionnalité, et des outils de gestion des risques plus efficaces.

Sophie Bergot

(1) L’Alliance des éleveurs de ruminants réunit les associations spécialisées de la FNSEA (Fédération nationale bovine, Fédération nationale des éleveurs de chèvres, Fédération nationale des producteurs laitiers, Fédération nationale ovine).