Depuis ce 1er mars 2021, l’accord sur les Indications géographiques protégées, IGP, est effectif, selon un bref communiqué du ministère chinois du Commerce. Ce sont ainsi 100 produits alimentaires européens, et 100 produits alimentaires chinois qui se trouvent protégés des imitations et des usurpations.

La Chine et l’Union européenne ont entamé en 2010 des négociations sur ce sujet. Elles ont duré jusqu’en 2019 avant que Phil Hogan, alors commissaire européen à l’Agriculture, ne signe à Pékin le document, en marge d’une visite du président français Emmanuel Macron. Le texte a ensuite été ratifié par le Conseil et le Parlement européens.

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Comté, roquefort et pruneaux d’Agen protégés

Parmi les produits européens désormais protégés, ceux d’origine française se taillent la part du lion avec 25 IGP sur 100. Il s’agit essentiellement de vins, spiritueux (beaujolais, bordeaux, bourgogne, champagne, saint-émilion, Châteauneuf-du-Pape, calvados, cognac), mais aussi de fromages, avec le comté et le roquefort, et des pruneaux d’Agen.

Sur la liste figurent également le whisky irlandais, la bière de Munich, la vodka polonaise, l’ouzo (Grèce), le porto (Portugal), et aussi de nombreux fromages, comme le manchego espagnol ou la mozzarella di bufala campana italienne. La Chine obtient la protection de nombreux thés, comme le Pu’er, des alcools comme le Moutai, ou plusieurs types de champignons parfumés.

La Chine, deuxième destination des IGP françaises

Le marché chinois est un marché à fort potentiel de croissance pour le secteur européen de l’alimentation et des boissons. En 2020, la Chine était la troisième destination des exportations de produits agroalimentaires de l’Union européenne, pour un montant de 16,3 milliards d’euros jusqu’à novembre.

La Chine est également la deuxième destination des exportations de produits de l’Union qui sont protégés par une indication géographique, représentant 9 % en valeur, selon la Commission européenne.

Raphaëlle Borget avec l’AFP