Les prix à la production des produits agricoles sont au plus haut depuis le début de l’année et sont nettement supérieurs à ceux de mai 2020 : +7,5 % en données brutes, constate Agreste dans une note publiée le 30 juin 2021.

Le point filière par filière.

Céréales : disponibilités limitées et demande ferme

Les prix des céréales sont en forte augmentation sur un an et par rapport aux cours moyens de 2016 à 2020, et plus particulièrement ceux du maïs (plus de 61 %) et de l’orge (plus de 33 %).

Les disponibilités sont limitées et la demande mondiale est toujours très ferme. Le marché de l’orge bénéficie notamment d’un regain de demande de la part des fabricants d’aliments.

Les cours des céréales des premiers mois de 2020 sont nettement supérieurs à ceux de 2020. © Insee-Agreste

Oléagineux : les cours poursuivent leur envolée

L’envolée des prix des oléagineux se poursuit : ils sont près de 50 % au-dessus des cours de 2020 et des niveaux moyens de la période de 2016 à 2020. Les disponibilités mondiales et européennes sont limitées et les besoins en huile sont toujours importants. Les perspectives de récoltes françaises en 2021 sont également réduites.

Fruits et légumes : les intempéries font grimper les prix

Les prix des fruits dépassent nettement ceux de mai 2020 ainsi que le cours moyen sur la période de 2016 à 2020. Les prix des fraises et, surtout, des cerises sont en nette hausse, l’offre ayant été fortement réduite faisant suite aux intempéries d’avril et de mai.

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Après un mois d’avril 2021 en baisse par rapport aux cours élevés d’avril 2020, les cours de l’ensemble des légumes se rapprochent de ceux de mai 2020 et demeurent supérieurs à la moyenne des prix sur cinq ans.

Produits de l’élevage : les cours sont bien orientés

De manière générale, les cours des produits carnés et le lait de vache sont assez dynamiques :

  • Alors que l’offre diminue avec l’entrée dans le creux saisonnier, les exportations toujours dynamiques vers l’Asie favorisent le raffermissement des cours porcins qui repassent au-dessus de ceux de 2020.
  • Les prix des gros bovins restent élevés, en lien avec la bonne tenue de la consommation à domicile et la réouverture progressive de la restauration hors foyer.
  • La baisse saisonnière des prix des veaux de boucherie est peu marquée sous l’effet de la reprise de la demande. Les prix deviennent supérieurs aux prix moyens de 2016 à 2020.
  • Les cours des ovins restent à des niveaux inégalés depuis plusieurs mois, grâce à une demande soutenue en France et dans l’Union européenne.
  • Le prix du lait de vache bénéficie de la bonne orientation du marché des produits laitiers.
  • Les prix des œufs dépassent la moyenne des cinq dernières années, tout en restant en deçà des prix élevés de 2020.
Raphaëlle Borget