Les prix à la production des produits agricoles ont progressé de 2,6 % sur un an. « La hausse des cours des pommes de terre, des vins, des fruits et des légumes ayant plus que compensé la baisse des céréales et de la plupart des produits animaux, à l’exception des porcins et des œufs », explique une note d’Infos rapides Agreste publiée par le ministère de l’Agriculture le 20 décembre 2016.

Pomme de terre et oléagineux portent les grandes cultures

La pomme de terre s’affiche comme la locomotive de la hausse des cours. Touchée par une baisse des récoltes, elle voit son prix bondir de 38,9 % lors des douze derniers mois. Les légumes sont, quant à eux, en hausse de 28 % sur un an. Ils sont notamment portés par une faible disponibilité en fin de campagne pour la tomate et en début d’hiver pour l’endive. Les prix des fruits suivent aussi une tendance ascendante. Ils sont soutenus par une offre en baisse et une demande en hausse en pommes et poires.

Malgré des cours supérieurs à octobre 2016, les prix des céréales restent en perte de vitesse sur un an. Ils reculent de 3,2 % par rapport à novembre 2015. « Seul le prix du maïs est légèrement au-dessus de son cours de 2015, reflet d’une faible récolte et d’une demande internationale porteuse », nuance Agreste. Les oléagineux profitent d’une meilleure conjoncture. Leurs prix sont en hausse de 7 % sur trois mois « sous l’effet d’une production mondiale en retrait et d’une décision des États-Unis d’augmenter la part des huiles végétales dans les carburants », explique l’Insee dans une note publiée le 20 décembre 2016.

Le prix du porc et des œufs en augmentation

Du côté des productions animales, seuls le porc et les œufs tirent leur épingle du jeu. Le premier profite de la demande chinoise et voit son prix bondir de 11,5 % sur un an. Les seconds bénéficient d’une demande soutenue à laquelle les disponibilités ne peuvent pas répondre. Les cours sont en hausse de 19 %. Les ovins enregistrent une hausse plus modérée à 1,9 % sur les douze derniers mois.

Les gros bovins voient leurs prix diminuer de 5 % et les veaux de 8,1 %. Les cours des vaches sont particulièrement touchés, « toujours pénalisé par les mises à la réforme », explique Agreste. Les cours de la volaille sont eux aussi en baisse.