« Après une année 2019 record pour les investissements dans un contexte très favorable, 2020 a aussi été une très bonne année », a expliqué Jean-Christophe Roubin, directeur du marché de l’agriculture au Crédit Agricole. Ce 14 septembre 2021, la banque présentait des résultats du marché de l’agriculture au Space à Rennes (Ille-et-Vilaine).

7,6 milliards d’euros de prêts

En 2020, le Crédit Agricole a accordé 7,6 milliards d’euros de nouveaux prêts (–4 % par rapport 2019, année record). Malgré le Covid, les investissements sont en augmentation dans toutes les productions animales, mais en baisse sur les productions végétales. Pour la huitième année consécutive, les montants de prêts réalisés sont supérieurs à 7 milliards d’euros.

De gauche à droite, Stéphane Bouganim, chef du marché de l’agriculture au Crédit Agricole en Bretagne, Jean-Yves Carillet, secrétaire général du Crédit Agricole en Bretagne, Hervé le Floc’h, président du Crédit Agricole en Bretagne, et Jean-Christophe Roubin, directeur du marché agricole au Crédit Agricole SA, lors de la conférence organisée par la banque, au Space à Rennes, le 14 septembre 2019. © Isabelle Lejas

« Les prêts Agilor (machinisme) sont à un très haut niveau à 3,5 milliards d’euros (+4 % par rapport 2019). Cela s’explique par des renouvellements de matériel liés à des changements de pratiques culturales (passage en bio) ou encore à la réduction de l’empreinte carbone… Il y a également l’effet PGE (prêt garanti par l’État) qui compte sur l’année 2020, notamment pour la viticulture », a-t-il ajouté.

Forte dynamique au début de 2021

Cette dynamique se poursuit en 2021. Les attributions de crédits pour le premier semestre de 2021 sont en forte progression : 4,1 milliards d’euros (+14,6 % par rapport premier semestre de 2020). « Si cela continue, nous pourrions dépasser le record de 2019, mais il faut rester prudent, compte tenu du contexte économique avec une reprise de l’inflation. »

Les réalisations de prêts concernent toutes les filières avec une demande accrue en légumes (+40 %), céréales (+21 %), porcs (+19 %) et ovins (+13 %). Seule la filière de la volaille marque le pas, plus impactée par la crise sanitaire avec un déficit des débouchés.

La Bretagne confirme cette tendance nationale avec 421 millions d’euros de prêts accordés sur les six premiers mois de 2021 avec une progression sur le foncier agricole (+22,6 %), les bâtiments (+15,1 %), le matériel (+10 %).

Isabelle Lejas