Dans un communiqué commun, la FNSEA et le syndicat des agriculteurs allemands (DBV) s’opposent au recours à la réserve de crise pour financer les mesures nécessaires pour soutenir les agriculteurs d’Europe durant la crise du Covid-19. Un budget de crise devrait être financé en dehors de la Pac prônent les deux syndicats.

Fixer le budget avant tout

Le DBV et la FNSEA renouvellent la demande d’un budget stable et fort pour la future Pac, argumentant que la crise du Covid-19 démontre la « légitimité » de cette dernière. Ils estiment que les réflexions concernant l’évolution de la Pac ne pourront être finalisées que sur la base « d’un budget conforté », tout comme celles concernant les stratégies « De la Ferme à la Fourchette » et « Biodiversité 2030 ».

Reporter les réflexions en cours

Alors que la Commission européenne doit présenter les deux stratégies prochainement, la FNSEA et DBV sont d’avis qu’elles « auraient dû être reportées ». Les deux syndicats regrettent « une approche peu réaliste et arbitraire concernant certains objectifs n’ayant pas fait l’objet d’études d’impact appropriées, en particulier sur le plan économique ». Ils jugent que les objectifs environnementaux doivent être fixés « en concertation avec les agriculteurs » et « en tenant compte de la concurrence internationale ».

« Dans le cas de normes européennes unilatéralement plus élevées, les responsables politiques doivent fournir des instruments et des mécanismes, pour rééquilibrer les divergences entre les normes environnementales et climatiques internationales et européennes », ajoutent-ils.

Un plan de relance adapté

« Des fonds pour les investissements et les innovations doivent être mis à disposition dans le cadre du plan de relance », estiment, pour finir, la FNSEA et DBV. Ils considèrent que c’est une condition sine qua non pour que l’agriculture européenne reste « compétitive et durable, efficace, économique et écologique » après la crise.

Marie Salset