La Coordination rurale a fait savoir le 3 mai 2022 qu’une rencontre a été organisée le 20 avril avec le directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB).

À lire aussi : Police de l’environnement, l’OFB poursuit les contrôles sur le terrain (20/04/2020)

« Des difficultés sur le terrain lors de contrôle »

« Nous avons de nombreuses remontées de notre réseau faisant part de difficultés rencontrées sur le terrain lors de contrôles réalisés par les agents l’OFB », a confié Bernard Lannes, le président de la Coordination rurale à La France Agricole.

« Nous avons donc souhaité ré-²ouvrir le dialogue et le directeur de l’OFB a été ouvert », a-t-il poursuivi. De nombreuses missions de l’OFB, telles que celle de la police de l’environnement, de la police de l’eau, de la chasse et de la pêche, amènent ses agents à réaliser des contrôles chez des agriculteurs.

> À lire aussi : Un arboriculteur condamné pour l’épandage d’un phyto à la floraison (04/04/2022)

Revoir les conditions des contrôles

« Les agents de l’OFB sont armés, et ça, ça ne passe pas avec les agriculteurs », souligne Bernard Lannes. La Coordination demande davantage de pédagogie de la part des agents et fait plusieurs propositions « pour un cadre de contrôle apaisé et sécurisant pour tout le monde ». Le syndicat propose que les armes de service des agents soient rangées dans les véhicules.

Les agents de l’OFB sont armés, et ça, ça ne passe pas avec les agriculteurs.Bernard Lannes, président de La Coordination rurale

« Les agriculteurs ne sont pas armés, insiste Bernard Lannes. Nous demandons aussi que le contrôleur s’annonce et prenne rendez-vous, que l’intervention puisse être filmée comme pour la Police et que l’agriculteur puisse se faire accompagner pour qu’il puisse y avoir un débat contradictoire », expose Bernard Lannes.

La Coordination rurale espère que le sujet de l’aménagement des contrôles pourra être remis sur la table après les élections législatives de juin prochain.

Télétransmettre les constats de prédation

Sur la question de la prédation, le syndicat demande plus de transparence sur les comptages. « Le problème est que l’OFB n’a plus assez d’agents pour faire les constats », souligne Bernard Lannes, ajoutant que la situation est tendue notamment dans les Pyrénées.

Le directeur général de l’OFB a indiqué lors du rendez-vous qu’il souhaite mettre en place un système de « télédéclaration, réalisée directement par les agriculteurs, sans que l’OFB n’ait à se rendre sur place ».

« Il y a aussi beaucoup de pédagogie à faire, notamment sur le thème de la biodiversité. Il faut recréer le dialogue avec l’OFB et ses agents », souligne Bernard Lannes.

> À lire aussi : À la recherche d’un comptage plus précis des loups (24/11/2021)

Marie Salset