L’agriculture fera partie du plan de relance qui sera présenté à la rentrée de septembre par le premier ministre, Jean Castex. C’est ce qu’a indiqué Christiane Lambert, présidente de la FNSEA à l’issue d’un rendez-vous d’une heure, le 9 juillet 2020, avec ce dernier.

« C’était important de le rencontrer, l’agriculture est un grand secteur économique, ancré dans les territoires et qui fournit des emplois non délocalisables, a indiqué Christiane Lambert à la France Agricole. L’agriculture doit y être [dans le plan de relance de l’économie] pour une double raison : pouvoir faire face et transformer ».

La présidente du syndicat majoritaire a précisé que le plan de relance devrait permettre à la fois de redémarrer l’activité pour ceux qui ont souffert de la crise mais aussi de moderniser les exploitations et toute la chaîne de production de l’amont à l’aval. Le syndicat majoritaire doit rendre ses propositions au cabinet du premier ministre le 17 juillet 2020. Le détail du plan de relance sera présenté par Jean Castex, début septembre.

Celui que Christiane Lambert qualifie de « carré, très terrain et volontaire » a indiqué vouloir un plan « concerté, ciblé et significatif » pour « frapper vite et fort », indique la présidente de la FNSEA.

Une approche scientifique

Et le calendrier de la rentrée risque d’être très chargé. Le 7 juillet 2020, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, aurait indiqué à la FNSEA que les annonces concernant la réforme de la gestion des risques en agriculture sont reportées à début septembre. « Ce sera un des premiers thèmes de la rentrée », nous a indiqué Christiane Lambert, alors que l’ancien ministre, Didier Guillaume prévoyait de communiquer sur le sujet à la mi-juillet.

Les deux représentants du syndicat majoritaire, Christiane Lambert et Jérôme Despey ont été reçus lors d’un long rendez-vous de travail, seulement vingt-quatre heures après l’entrée en fonction du nouveau ministre de l’Agriculture.

La présidente de la FNSEA a trouvé un ministre « très à l’écoute ». « C’est très important d’avoir un ingénieur agronome rue de Varennes, pour amener une approche scientifique sur les grands sujets agricoles », analyse-t-elle, ajoutant que le fait qu’il soit bilingue est « un atout pour sillonner l’Europe et trouver des alliances » sur le dossier de la réforme de la Pac et du budget. Elle a également souligné que le ministre avait été très sensible à son discours concernant la nécessité « d’accords commerciaux cohérents » pour préserver la souveraineté alimentaire de la France.

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Marie Salset