Les manifestants, venus en deux convois de 55 tracteurs au total, se sont rassemblés devant la préfecture pour rappeler que l’élevage et les productions végétales ont « entamé, avec la médiocre moisson de 2017, une troisième année de crise ».

« Rien de prévu à court terme »

« Tout le monde gagne sa vie, sauf nous, rappelle Jean-Marc Breme, le président de la FDSEA de la Moselle. Bien sûr, des choses sont faites pour le moyen et le long termes avec les États-généraux de l’alimentation, mais le président Macron n’a rien prévu pour le court terme. »

« Les paysans, c’est pas des sous-Français, on attend de la réactivité », ajoute-t-il. Des remorques, de foin et de sapins, ont été entourées de pancartes révélant « les mauvaises notes », accompagnées de commentaires, accordées aux banques, services de l’État, acheteurs et grande distribution.

© Twitter / FDSEA 57

« C’est très dur pour les agriculteurs en ce moment et les notes sont sévères pour l’administration et pour nos filières en amont et en aval », commente Jean-Marc Breme. La grande distribution, qui doit « arrêter de tondre » les agriculteurs, recueille 3/10.

Chacun sa note

Même score pour la coopérative laitière Sodiaal sommée de « donner du beurre » aux éleveurs. La direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, qualifiée de « bons à rien », obtient 0/10 et le Crédit Agricole, 2/10, tout comme l’agence de l’eau.

© Twitter / FDSEA 57

La meilleure note, 5/10, échoit à la coopérative céréalière Lorca à qui la FDSEA demande davantage de « transparence ».

AFP