« Je veux être le bouclier et travailler sur les réconciliations, réunir l’urbain et le rural, l’agriculture et la société. Mais je ne lâcherai pas sur l’agroécologie. Nous devons avancer sur nos pratiques agricoles », a déclaré Didier Guillaume devant les présidents des chambres d’agriculture ce 29 novembre. L’agribashing a été un des sujets majeurs abordé lors leur session annuelle à Paris.

« Des attaques insupportables »

« Je considère comme insupportable les attaques envers le monde agricole, au vu des efforts qui sont faits par tous les agriculteurs », a insisté le ministre. Il a vivement réagi à l’action de Greenpeace contre les fermes usines. « Je suis pour une agriculture familiale et pas pour les fermes usines mais ce qui est montré du doigt par Greenpeace, ce ne sont pas des fermes usines », s’est-il insurgé.

« S’il le faut je dénoncerai de mauvaises pratiques, comme je l’ai fait en fermant un abattoir, mais je veux être juste, poursuit-il. Ce que je ne veux pas, c’est qu’on montre du doigt des exploitations qui ont 5 ou 6 associés mais qui ne sont pas des fermes usines », a-t-il insisté.

Promouvoir l’agriculture

Le ministre a annoncé le lancement avec « l’ensemble des partenaires », d’une « énorme campagne de communication pour promouvoir l’agriculture. L’agriculture a un avenir, c’est un métier d’avenir », a-t-il martelé, en indiquant que cette action de communication serait peut-être lancée pour le Salon international de l’agriculture, qui aura lieu du 23 février au 3 mars 2019.

Marie Salset