Les outils de la politique agricole commune pour 2014-2020 montrent une certaine efficacité dans le soutien au revenu des agriculteurs de l’Union européenne (UE), estime une étude publiée par la Commission européenne, le 12 mai 2021.

Les paiements directs (premier pilier) contribuent à la stabilité des revenus agricoles. Les mesures de marché, les mesures du développement rural (second pilier), et les systèmes de qualité de l’UE « contribuent à soutenir les revenus agricoles en limitant la volatilité des prix à la baisse et en améliorant la compétitivité », rapporte le document.

Il précise qu’en moyenne dans l’UE à 28, les soutiens de la Pac représentent 36 % du revenu agricole et les paiements directs, 26 %.

Réduire les disparités

La convergence externe et interne a contribué à réduire les disparités entre États membres et au sein d’un même pays. Le paiement redistributif a été efficace pour cibler les petites exploitations.

L’étude identifie des marges d’amélioration concernant l’efficacité des paiements couplés pour favoriser la compétitivité, le ciblage des paiements directs découplés, qui est laissé au choix des États, et l’utilisation des instruments de stabilité des prix.

Efficacité « limitée » pour les soutiens aux JA

L’efficacité des mesures destinées aux jeunes agriculteurs, pour favoriser le renouvellement des générations, est « limitée et fortement tributaire des ambitions des différents États membres ». Tous les États n’ont pas utilisé les mesures avec la même ambition, souligne l’étude.

L’étude estime par ailleurs que les « coûts administratifs » sont en hausse en raison de la complexité accrue introduite par la réforme de 2013 et « du nombre limité de bénéficiaires de certaines mesures ».

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Marie Salset