Le Conseil européen s’est tenu du 20 au 21 février 2020 à Bruxelles en présence des dirigeants des pays de l’Union européenne. Dans un contexte tendu, États membres s’étaient réunis afin de trouver un accord sur le prochain budget européen et notamment celui de la Pac. Ces négociations qui se sont terminées le 21 février 2020 en fin de journée se sont soldées par un échec.

Une rencontre avec le commissaire européen

Le 22 février 2020 en milieu de matinée, Emmanuel Macron a brièvement échangé avec Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’Agriculture, sur le stand de la Commission européenne au Salon international de l’agriculture. Après cet échange, le président de la République a précisé à La France Agricole que cet échec était est dû à « une série de désaccords sur plusieurs sujets ».

Le chef de l’État français, comme il l’avait fait la veille à la sortie du Conseil européen, s’est toutefois bien gardé de désigner les pays qui avaient bloqué les négociations. « Je ne fais jamais de dénonciation de camarade parce qu’on a besoin de tout le monde pour finir », a ironisé le président de la République.

Des désaccords budgétaires

Emmanuel Macron affirme avoir refusé de « céder à une réduction d’ambition de notre budget européen ». Pour lui, la politique agricole commune de l’Union européenne ne doit ainsi pas devenir « la variable d’ajustement du Brexit ». Il estime nécessaire de préserver les revenus de « nos paysans parce qu’ils nous nourrissent ».

La Pac, c’est une politique de souveraineté et d’avenir.Emmanuel Macron, président de la République

Un budget « au rendez-vous de nos ambitions »

« Il faut qu’on ait un budget qui soit au rendez-vous des ambitions que nous nous sommes données, c’est la cohérence, a insisté le président de la République. Sur la Pac, on défend un budget ambitieux. La Pac, c’est un politique de souveraineté et d’avenir, de souveraineté parce que dans la souveraineté il y a la souveraineté alimentaire. »

« Si on ne nourrit pas notre peuple, on est dépendant des autres, ajoute-t-il. Et [la Pac], c’est une politique d’avenir parce que si on veut réussir la transition climatique, environnementale et sanitaire, il faut changer aussi notre façon de produire et c’est par la Pac qu’on pourra le faire », insiste Emmanuel Macron.

Sur les paiements pour services environnementaux, validés par l’Union européenne le 21 février 2020, le président de la République a indiqué que les négociations ne sont pas terminées et qu’ils ne peut pas préciser plus les chiffres communiqués jeudi dernier.

Marie-Astrid Batut