Réduire le nombre de contrôles sur place grâce aux nouvelles technologies : c’est l’une des promesses du règlement européen adopté le 22 mai.

Pour les aides liées à la surface (paiements directs et aides sur second pilier), comme pour certaines exigences liées à la conditionnalité, les contrôles physiques en ferme pourraient être totalement remplacés par un système basé sur l’observation de la terre par satellite.

D’autre part, un certain nombre de nouveaux éléments pourront désormais avoir valeur de preuve (photos géolocalisées, informations récupérées par des drones…) afin de réduire le nombre de contrôles physiques. Ceux-ci resteront nécessaires lorsque les techniques de télédétection et les documents complémentaires exigés par l’autorité compétente n’auront pas suffi à établir la conformité de la demande d’aides.

Selon le commissaire Phil Hogan, ces contrôles à distance devraient engendrer moins de stress pour les agriculteurs tout en réduisant les coûts administratifs pour les pouvoirs publics.

Les États membres sont libres d’adopter cette nouvelle approche sur un périmètre plus ou moins étendu (contrôle des paiements directs à la surface, contrôle des aides du second pilier, contrôles liés à la conditionnalité…).

Bérengère Lafeuille