Deux cents agriculteurs se sont rassemblés le lundi 12 avril 2021 à Lyon, à l’appel de la Confédération paysanne, réclamant une Pac qui fasse vivre « des paysans nombreux ». « Celle qui se dessine représente une occasion manquée de redistribuer les aides », déplore le porte-parole national Nicolas Girod.

Son syndicat demande une surprime d’au moins 20 % sur les 52 premiers hectares. « C’est juste ce qui était prévu dans l’actuelle Pac, rappelle-t-il. Or le nouveau paiement redistributif envisagé par le ministère porterait sur 63 ha. S’il est maintenu à 10 %, ce sera une régression. S’il passe à 20 %, il sera insignifiant. » C’est pourquoi la Confédération paysanne plaide aussi pour un plafonnement des aides. Un sujet actuellement éludé dans les discussions sur le futur plan stratégique national (PSN).

Des écorégimes jugés peu ambitieux

Deux autres questions inquiètent le syndicat : la réforme des aides couplées, qui risque de diviser les éleveurs laitiers et allaitants, et le contenu des écorégimes, jugés peu ambitieux. « Le simple fait de cultiver quatre cultures permettrait d’obtenir la même prime que les bios », illustre Nicolas Girod.

D’autres manifestations régionales sont prévues par la Confédération paysanne mardi et mercredi, afin de plaider pour que l’argent de la Pac ne serve plus « à détruire des emplois paysans pour créer des chômeurs ».

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Bérengère Lafeuille