Coauteur, Alexandre Freschi (LREM) y voit un « moyen d’appuyer la position de la France ». Emmanuel Macron a jugé il y a une semaine « inacceptables » les propositions de la Commission européenne sur la réduction du budget de la Pac, qui aboutiraient, selon lui, à faire payer le coût du Brexit uniquement par les agriculteurs.

Rebaptiser la Pac

L’autre coauteur de la proposition, le chef de file des députés communistes André Chassaigne (PCF), souligne que c’est la « première fois depuis 1962 » que le budget de la Pac serait diminué. Il rappelle les « piliers indissociables » de la Pac à ses yeux, « environnemental, économique et de progrès social », et estime qu’il faut la renommer « politique alimentaire et agricole commune ».

Des députés de tous les bords ont dit leur soutien au texte, mais parfois avec des bémols. Pierre-Henri Dumont (LR) reproche au gouvernement de « pleurer sur le lait répandu » et de « faire semblant de réagir ». « À Bruxelles, vous sacrifiez (les agriculteurs) sur l’autel de la “start-up nation” », accuse l’élu du Pas-de-Calais.

Protéger et partager le foncier

Parmi les retouches au texte, les députés ont ajouté, à l’initiative des Insoumis, l’idée de « transition écologique de l’agriculture européenne ». Ils ont aussi complété le texte, via un amendement socialiste, par un appel à une politique de protection et partage du foncier agricole. Le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement a annoncé dans l’hémicycle un projet de loi sur le sujet en 2019.

AFP